Groupes Interaction groupes interActioN

Groupes interActioN

Comment est structurée une réunion d'un Groupe interActioN ?

Premier temps : la mise en place

  • désigner un secrétaire de séance
  • désigner un modérateur
  • signer la feuille de présence
  • vérifier que vous pouvez consulter des référentiels adaptés
  • Le modérateur a pour fonction de faire respecter les temps de parole - d'éviter qu'un cas clinique ou un bavard n'embolise la réunion - de pondérer les échanges entre participants, etc.

    - Le secrétaire de séance remplit le rapport de séance, note les cas évoqués, les problèmes soulevés et résolus...

    Tout moyen de vérification ou de recherche documentaire sera le bienvenu. Il ne fait aucun doute qu'avoir un accès ADSL à Internet peut être utile.

    Mais il existe d'autres ressources possibles : un ordinateur avec une banque de données de médicaments ( Vidal électronique, Banque Claude Bernard), la Bibliothèque Electronique Prescrire, une bonne revue comme EBM journal, la presse professionnelle, ou toute autre source documentaire.

    Deuxième temps : étude de cas

    Chaque médecin doit avoir apporté un dossier choisi "au hasard" par exemple, l'avant-dernier cas du jour précédant la réunion.
    Le but de cette sélection aléatoire est de présenter aux confrères un cas souvent « banal ». Il s'en suit une discussion ; il est utile au cours de cette discussion de rechercher un référentiel dans l'un des supports conseillés.

    Ce choix aléatoire imposé permet de ne pas avoir à trier les "beaux cas". Si on tombe sur un cas sans intérêt  apparent, rien de grave, au contraire. C'est la vraie vie professionnelle. D'ailleurs, c'est souvent à partir de cas banals que s'enclenchent d'intéressants débats sur les pratiques de chacun...

    Une bonne solution est de remplir au préalable la fiche de recueil de cas.

    Au cours de l'évocation de ces cas, certaines points sont particulièrement importants à respecter :

  • Protéger l'identité du patient dont on évoque le cas
  • Nécessité d'avoir avec soi le dossier du patient « physiquement », sur papier ou sur ordinateur
  • Au cours de l'évocation de ces cas, l'analyse est la principale étape de réflexion entre pairs :

  • les problèmes sont présentés et analysés
  • les références sont consultées
  • chacun argumente son point de vue
  • des pistes d'amélioration consensuelles et référencées sont -si possible- définies et proposées.
  • Si un cas évoqué n'est pas résolu, il est noté et l'n des participants s'engage à faire une recherche documentaire sur le sujet resté en suspens.

    C'est l'ensemble de ce processus qui fait des Groupes interActioN une méthode de choix pour l'EPP.

    Troisième temps : rappel des cas antérieurs et résolution de problèmes

    Si un cas avait posé problème lors de la séance précédente , il est repris.
    Le médecin qui avait présenté le cas fait part au Groupe de l'avancement médical du dossier.
    Généralement, on a profité du temps entre les deux séances pour effectuer une recherche documentaire. Celui qui l'a effectuée peut la présenter au Groupe.

    Quatrième temps : les points divers

    Le Groupe interActioN peut librement évoquer les circuits de soins, l'équipement technique, la vie professionnelle.

    Cinquième temps : fin de séance

    - vérifier que le rapport de séance est correctement rempli pour être envoyé au Secrétariat dès le lendemain.
    - prendre date pour la prochaine réunion et décider du lieu.